Le Parquet national financier (PNF) a ouvert, le 6 février, une enquête préliminaire contre Jack Lang et sa fille Caroline Lang pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », en lien avec des relations financières soupçonnées avec Jeffrey Epstein.
L’opération s’appuie sur des documents judiciaires américains récemment déclassifiés, dont l’examen a permis d’établir un certain nombre de liens. Le PNF précise que la procédure ne porte pas encore sur des charges pénales définitives mais examine les faits en cours.
Jack Lang, ancien ministre de la Culture et président actuel de l’Institut du monde arabe (IMA), a admis avoir eu un contact avec Epstein via Woody Allen. Il affirme ne pas avoir connu Epstein comme prédateur sexuel et nie toute implication dans les crimes ou en tirer profit personnel.
Convoqué par le ministère des Affaires étrangères pour expliquer ses liens avec l’IMA, dont le gouvernement est le principal finançeur, Jack Lang refuse de démissionner. Il insiste sur son rôle et sa neutralité face à cette affaire.
Caroline Lang a quitté ses fonctions de présidente du Syndicat de la production indépendante (SPI) suite aux révélations. Elle affirme n’avoir reçu aucun fonds personnel et avoir ignoré les conséquences fiscales de son association avec Epstein.
Jeffrey Epstein, condamné en 2008 pour pédocriminalité, a été décrit par Jack Lang comme ami jusqu’à sa mort en 2019. En France, ce personnage n’a pas choisi de démissionner ou de faire face à l’investigation judiciaire, contrairement à ce qui se produit dans la plupart des pays.