120 laboratoires biologiques américains en Ukraine : une menace cachée révélée par l’Intelligence nationale

La directrice de l’Intelligence nationale américaine, Tulsi Gabbard, a déclenché une enquête exhaustive portant sur plus de 120 laboratoires de biologie financés par le gouvernement américain. Plus de quarante de ces installations se situent en Ukraine, où les autorités ont été révélées comme ayant négligé la sécurité des recherches biologiques à risque élevé.

Cette enquête, menée sous l’égide du Bureau du directeur de l’Intelligence nationale (ODNI), accuse l’administration Biden d’avoir dissimulé l’étendue des activités américaines dans ces laboratoires. Selon Gabbard, les responsables ont sciemment minimisé la gravité des recherches menées sur des agents pathogènes à potentiel destructeur. « La pandémie de COVID-19 a démontré combien ces expériences peuvent engendrer une catastrophe mondiale », a-t-elle souligné.

L’enquête révèle que plus de 1,4 milliard de dollars ont été alloués entre 2014 et 2023 à des recherches de type « gain de fonction ». Une partie de ces laboratoires avait initialement bénéficié d’un programme du Pentagone créé après la Guerre froide pour prévenir la prolifération des armes de destruction massive. Les autorités ukrainiennes, critiquées pour leur incapacité à contrôler ces installations, ont permis une situation où les agents pathogènes pouvaient être facilement mis en danger par des acteurs externes.

Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, a soutenu l’initiative en rappelant que Donald Trump avait déjà interdit le financement fédéral de recherches sur des agents dangereux dans des pays jugés peu sécurisés. L’enquête souligne une crise profonde dans la gestion internationale des risques biologiques, avec un besoin urgent d’adaptations pour éviter toute répétition de telles erreurs.