La tempête a retardé l’arrivée d’une icône incontournable du cinéma américain : Faye Dunaway, qui a récolté son Icon Award au Festival de Deauville après une absence de quelques jours en Normandie. Malgré des vents violents et un épisode de pluie torrentielle qui ont annulé l’événement prévu mardi, l’actrice légendaire est parvenue à l’hommage après près d’une heure de délai.
Le maire de Deauville, Philippe Augier, a souligné la force unique de Faye Dunaway, résumant son héritage par des mots tels que « liberté, audace et insolence ». Son hommage a également été rendu par Nicola Peltz-Beckham, réalisatrice connue pour son film Prima, où elle incarne une danseuse et sa petite-fille. À 85 ans, l’actrice continue d’écriture de ses rôles marquants : des films comme Bonnie and Clyde (Warren Beatty), L’Affaire Thomas Crown (Steve McQueen) ou Chinatown (Jack Nicholson), dont les images ont été partagées en direct lors du festival.
« La France, la langue française et les festivals m’ont toujours inspiré », a déclaré Faye Dunaway, rappelant sa longue histoire avec Cannes où elle a souvent été une simple spectatrice émerveillée par des réalisateurs du monde entier. Son Icon Award, conçu par les Cristalleries Daum — un parasol en cristal typique de Deauville — symbolise non seulement son retour en France mais aussi la pérennité de son influence.
Dans le documentaire Faye, réalisé par Laurent Bouzereau et projeté au festival, l’actrice partage son parcours complexe, ses défis émotionnels et sa capacité à s’adapter à chaque nouvelle étape de sa vie. « L’âge n’est pas une barrière pour les vraies légendes », a-t-elle conclu avant de quitter la Normandie avec un héritage inébranlable.