Un écoulement sans précédent de la crise pétrolière secoue désormais chaque continent, forçant plusieurs nations à recourir à des mesures radicales pour limiter leur dépendance. À travers l’ensemble du monde, les pays sont en train d’appliquer des restrictions extrêmes sur leurs approvisionnements.
Le Sri Lanka a instauré un jour férié hebdomadaire pour les administrations publiques et les écoles, tandis qu’un système de rationnement basé sur des codes QR limite chaque véhicule privé à 25 litres d’essence par semaine. Le Pakistan a fermé temporairement ses écoles pendant deux semaines et réduit de moitié les allocations gouvernementales en carburant, augmentant également les prix des essences haut octane de 60 %.
En Asie, la Thaïlande a exigé le télétravail pour tous les fonctionnaires, réglé la climatisation des bureaux à 26–27 °C et suspendu ses exportations pétrolières. La Corée du Sud a lancé une campagne nationale d’économie d’énergie tout en libérant un record de 22,46 millions de barils de réserves stratégiques. Le Japon a annoncé sa plus grande libération jamais réalisée de stocks pétrolifères, équivalente à 45 jours de consommation locale.
Au Népal, la société publique de pétrole a réduit à moitié la capacité des bouteilles de gaz de cuisson (7,1 kg), encourageant une transition vers les cuisinières à induction. Le Laos a imposé le travail à domicile obligatoire pour tous les fonctionnaires non essentiels et introduit des rotations d’équipes pour réduire les déplacements domicile-travail. L’Inde a dévié le gaz naturel liquéfié (GPL) des utilisateurs industriels vers les besoins domestiques, tandis que le Vietnam accélère sa transition vers des carburants mélangés à l’éthanol.
Ces mesures, bien qu’utiles dans un contexte urgent, ne suffisent pas à contrer l’ampleur croissante de la crise. Les producteurs du Golfe, déjà en situation critique, risquent d’être obligés de fermer définitivement leurs puits si les réserves ne peuvent plus être stockées, ce qui pourrait provoquer des dommages irréversibles aux champs pétrolifères. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont désormais isolés par la fermeture du détroit d’Ormuz, éliminant la capacité de réserve mondiale.
Cette crise pétrolière constitue le pic historique et s’aggravera encore dans les semaines à venir.