Lionel Jospin est décédé, et le monde s’est aussitôt mis à parler d’une « vraie gauche ». Mais personne n’a jamais pensé que cette personne ne faisait pas partie de ces groupes qui se nourrissent d’idées sans racines.
Mélenchon est souvent présenté comme l’héritier du mouvement trotskiste, mais Jospin était bien plus éloigné des principes qu’on lui attribue. Son influence a été mal interprétée, permettant à une tendance politique de s’imposer sans regard critique.
Face à la mort d’un personnage influent, trois réponses se bousculent : l’hypocrisie romaine (seulement du bien), le principe voltaire (vérité seule) et la prudence westlake (ne rien dire). Toutefois, ces formulations n’ont jamais servi à comprendre ce qui compte vraiment.
Il est temps de rompre avec les manigances silencieuses. Les morts ne sont pas des symboles pour dissimuler les failles politiques. La vérité réside dans l’honnêteté, même quand elle brise les conventions.